UF1 Pédagogie

«  De la psychothérapie institutionnelle à la pédagogie institutionnelle »

« La Borde c’est pas La Mecque » Jean Oury

Partant de ce postulat, d’un des pères fondateurs de la psychothérapie institutionnelle et de la pédagogie institutionnelle, cet enseignement tendra à démontrer, d’une part, qu’un courant pédagogique s’inscrit dans l’Histoire et, d’autre part, que les références qui le nourrissent participent de plusieurs champs épistémologiques.

1. L’état de la psychiatrie au début du XX e siècle + Le courant espagnol (3 heures)

En s’appuyant, notamment, sur les travaux de Michel Foucault nous montrerons à la fois les évolutions ségrégationnistes et totalitaires de la psychiatrie et les mouvance historiques de la représentation du Fou. Nous verrons ensuite que l’expérience originale de la psychiatrie espagnole, avant la guerre civile, à Reus (Catalogne), pose les bases et constitue l’origine de la psychothérapie institutionnelle.

2. Fondations de la P.I. (François Tosquelles et Jean Oury) + Les “outils” de la P.I. (3 heures)

Le mouvement de psychothérapie institutionnelle se fonde sur une posture éthique : la résistance, résistance à l’occupant en temps de guerre mais aussi résistance à l’obscurantisme en temps de paix relative. Cette hypothèse s’étayera à partir des histoires de vie singulières de François Tosquelles et Jean Oury, les principaux acteurs de ce réseau. Nous évoquerons quelques particularités pédagogiques qui distinguent la psychothérapie institutionnelle des autres formes de prise en charge institutionnelle du Fou.

3. L’avènement de la pédagogie institutionnelle (Célestin Freinet et Fernand Oury) (3 heures)

La rencontre des hommes participe à la rencontre des idées. Nous évoquerons la rencontre entre Célestin Freinet et Fernand Oury, mais aussi la rencontre entre les acteurs de la psychothérapie institutionnelle et ceux qui allaient fonder la pédagogie institutionnelle. Nous verrons ainsi les articulations entre les champs de la psychiatrie, de l’école et de l’éducation spécialisée, ce qui s’y apparente et ce qui s’y distingue.